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jeudi 21 novembre 2019

Ciao, P.Nicola !






Ciao, P.Nicola !
Cette semaine le p.Nicola, un des fondateurs de la Mission, s’en est allé.
Je prefère laisser la parole au p.Saverio, Provincial, qui a écrit une petite note biographique :
”Lundi 18 novembre 2019 le Seigneur a appelé l’âme du père Nicolò. Il avait été hospitalisé la veille à l'hôpital de Voltri et son état  très grave en raison d'une insuffisance rénale et de problèmes cardiaques.
Le père Nicola di Gesù Maria (Francesco Ellena) est né le 3 novembre 1923 dans la province de Cuneo, à Rossana, près de Saluzzo. Il venait donc de célébrer ses 96 ans avec la communauté d'Arenzano, où il résidait.
Entré au noviciat de Monte Carmelo à Loano, il avait fait sa première profession le 8 septembre 1941. Après son doctorat à Gênes, il avait terminé ses études théologiques à Rome, où il avait été ordonné prêtre le 22 mai 1948 avec 5 autres religieux de notre province: P. Angelico, P. Camillo, P. Ignazio, P. Léopoldo et P. Girolamo, qui l'ont précédé en entrant dans la Jérusalem céleste.
Nous pouvons dire que le P. Nicola était un véritable missionnaire thérésien, enthousiaste à l'idée d'annoncer l'Evangile de Jésus-Christ à ceux qui ne le connaissaient pas encore. Pour cette raison, alors que notre province n’avait toujours pas de mission propre, il était disponible très jeune pour participer à la mission au Japon, à laquelle il avait consacré ses jeunes forces pendant sept ans, de 1951 à 1958.
Une fois de retour dans la province, il fut conventuel pendant un certain temps à Loano, puis fut transféré dans le désert de Varazze et enfin dans la paroisse de S. Pietro à Savone.
Mais l'appel de la mission a toujours été très vivant dans son cœur, le rendant immédiatement prêt à partir pour fonder la mission que notre province avait décidé d'ouvrir en République centrafricaine, en 1971. À partir de cette date, le p. Nicola restera en Afrique pendant plus de 40 ans, principalement en raison de la fondation et de la consolidation de la paroisse de Bossentelé. De longues années d'activité pastorale simple, humble mais constante, en collaboration avec les Soeurs Carmélites de Sainte Thérèse de Turin.
Au seuil de quatre-vingt-dix ans, il revint en Italie, à Arenzano, non pour se reposer, mais pour se consacrer avec le même enthousiasme de toujours au ministère de la Confession, jamais fatigué malgré son âge. Et il était dans le confessionnal, en mars dernier, lorsqu’il a été frappé par une ischémie, qui marque le début d’un lent mais inexorable déclin physique, soigné avec amour par les confrères de la communauté, jusqu’au dernier moment. Le souvenir le plus vif que j’ai de ces derniers temps est son attitude lors de la célébration eucharistique, à laquelle il a participé avec une dévotion sincère et profonde.
Les funérailles auront lieu le jeudi 21 novembre à 14 heures dans le sanctuaire d’Arenzano.
En République centrafricaine, nous avons accompagné ces derniers jours avec la prière. P.Aurelio tente d'organiser une messe commémorative à Bossentelé, le 6 décembre. ”

Ciao p.Nicola ! Va en paix, après tant d’années de travail !






samedi 16 novembre 2019

Retour chez moi







Retour chez moi
Me voici à Bozoum!
Après un mois en Italie, lundi 11 novembre je reprends la route du retour en Centrafrique. Réveil à 2 heures du matin et départ pour l'aéroport de Turin, accompagné de ma sœur Marisa et de mon ami Paolo.
Après de longues salutations affectueuses et sincères, je passe à l’embarquement. À 6h25, nous partons de Turin et vers 7h30 nous arrivons à Rome. De là, je suis reparti, avec un peu de retard à cause de la pluie, vers 11 h 30 et à 18 heures, heure italienne (à 20 heures, heure locale) j’arrive à Nairobi, au Kenya. Je passe la nuit ici, pour partir à l'heure prévue le lendemain matin, mardi, et après 3 heures de vol  j'arrive à 8h40 à Bangui.
À Bangui, je retrouve notre communauté, mais aussi quelques amis de plus: certains pères vénus d’autres pays d’Afrique francophone pour une réunion. Ce sont des confrères du Congo, de la Côte d'Ivoire, du Burkina Faso, du Cameroun et du Nigéria.
Mercredi matin, nous partons pour Bouar, où nous arrivons dans l'après-midi, après 450 km et 12 heures de route.
Jeudi matin s’ouvre la réunion des pères d'Afrique francophone et après un message de bienvenue, je les quitte pour enfin retourner à Bozoum.
Je rencontre enfin la communauté, les sœurs, les enfants, les enseignants et beaucoup de gens.
Ces jours-ci nous préparons un grand événement: la clôture du jubilé du 40e anniversaire du diocèse de Bouar, qui se tiendra à Bozoum du 21 au 24 novembre. C'est bientôt, et tout doit être organisé pour accueillir les délégués des 12 paroisses du diocèse.
Bon travail et bienvenue chez moi!


 asasa

Arrivo e accoglienza a St.Elie (Bouar)
Arrivée et accueil à St.Elie (Bouar)
 









samedi 9 novembre 2019

Un monde petit, un monde grand



Cuneo

Un monde petit, un monde grand
Après presque un mois, me voici de retour sur le blog.
Lundi 11 je pars pour la Centrafrique, que j'ai quittée il y a un mois.
Le temps passe vite, très vite. Parfois trop vite.
Mais je remercie Dieu pour ces semaines en Europe et surtout pour les nombreuses personnes magnifiques que j'ai rencontrées.
Le mois d'octobre, mois missionnaire, m'a permis de parler, d'expliquer et de raconter quelque chose sur les merveilles que Dieu accomplit en Centrafrique.
Beaucoup de rencontres. Beaucoup d'attention et de sympathie.
Même dans un monde qui semble indifférent et cynique, j’ai retrouvé beaucoup d’attention pour l’Autre et pour l’autre, pour la Mission, l’Afrique, les écoles, l’éducation, la sauvegarde de la création, le développement et la dignité humaine.
Au cours de ces semaines, j'ai été un peu dans la famille (ma mère a 92 ans!) et j'ai pu profiter de la chaleur de l'amitié du diocèse, de la paroisse et des frères de ma province.
Je regrette de ne pouvoir passer voir tout le monde, mais j'ai fait le possible.
J'ai aussi beaucoup voyagé, entre Cuneo, Milan, Ferrara, Bologne, Pegognaga, Cassina Amata, Rovigo. Et puis Prague et Rome.
Et c'est une grande consolation et un encouragement de voir l'estime de tant de gens, la passion pour le travail que nous faisons en Centrafrique, le souci pour les dangers, mais aussi le désir de l'Évangile, de la paix et de l'amour qui réchauffent le cœur.
Ça fait du bien de se sentir aimé et encouragé, ça me fait du bien de faire partie de la grande famille qu'est le Carmel, l'Église, l'humanité ...
Celui qui croit n'est jamais seul!
 




Bocca di Magra


Cuneo

Cuneo

Praga
Prague
Praha




Roma