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jeudi 1 décembre 2011

Fete nationale

Le premier Décembre est une date très importante pour la Centrafrique: c'est l'anniversaire de la proclamation de la République en 1958.
Chaque année, cette fete est un peu au coeur du pays. 53 ans de l'indépendance ça compte beaucoup!Bien qu'il reste encore un long chemin à parcourir!La fete a été précédé, la veille, par un moment de prière: les autorités civiles sont réparties entre les différentes églises, chapelles et mosquées pour une célébration religieuse.
Hier à 15, nous nous sommes retrouvés dans notre Eglise, avec un petit nombre de chrétiens et  certaines autorités, pour la célébration eucharistique.Il y a tout juste deux semaines, le pape est venu en Afrique, au Bénin, et il a prononcé des discours importants, insistant à plusieurs reprises sur l'espoir que l'Afrique peut vivre et qu'elle peut apporter au monde.Le pape n'a pas hésité à proposer l'Afrique comme un modèle! Après le voyage au Bénin, il a dit ces mots: En Afrique, j’ai vu une fraîcheur du «oui» à la vie, une fraîcheur du sentiment religieux et de l’espérance, une perception de la réalité dans sa totalité avec Dieu et non réduite à un positivisme qui, à la fin, éteint l’espérance. Tout cela dit que sur ce continent existe une réserve de vie et de vitalité pour l’avenir, sur laquelle nous pouvons compter, sur laquelle l’Eglise peut compter.

Et en partant du Bénin, dans son discours à l'Aéroport, il a eu le courage de dire:
Pourquoi un pays africain n’indiquerait-il pas au reste du monde la route à prendre pour vivre une fraternité authentique dans la justice en se fondant sur la grandeur de la famille et du travail ? Puissent les Africains vivre réconciliés dans la paix et la justice ! Voilà les souhaits que je formule avec confiance et espérance avant de quitter le Bénin et le continent africain.


Aujourd'hui, 1er décembre, c'est la grande fête, avec le défilé des élèves, des groupes et associations et des différents services.











Tous nos enfants (qui, entre maternelle, école primaire, collège, lycée et Centre des orphelins  sont plus que 1100) ont défilé avec les uniformes des différentes écoles.C'est l'avenir du pays!


dimanche 20 novembre 2011

 Aujourd'hui c'est la fête du Christ Roi
A Bozoum il y a une belle tradition: célébrer la messe sur le Binon, une colline surplombant la ville. Au sommet se trouve une statue de Jésus, placé sur un traiteau, que le p.Vittorino avait construit en 1984.
Après une messe célébrée dans la paroisse pour ceux qui ne peuvent pas venir sur le Binon, nous partons vers 8h avec les  enfants de chœur.
Nous quittons la voiture près du chateau d'eau de la ville, et partonsà pied vers le sommet. Une vigntaine de minutes entre les herbes et les pierres, et nous voici au sommet (façon de parler ... ce n'est pas plus de 200 mètres d'altitude sur la ville...).
De là, il ya une belle vue de Bozoum et des alentours. J'ai toujours aimé venir ici: Jésus qui bénit et protège la ville, y compris tous ceux qui vivent et ceux qui passent, presque à leur insu ...

Pourtant, il est ici, et il n'oublie personne!
L'évangile nous ramène au Jugement dernier, dans lequel nous serons examiné non pas sur ce que nous avons écrit, conçu, développé, prié ou célébré, mais sur la charité. Sur l'amour que nous avons donné, parfois sans le savoir...
Mais c'est beau de croire que Dieu prend en compte tout ce, même ce que nous faisons sans le savoir, sans savoir que c'est Lui ce pauvre, cet enfant, celui qui souffre, celui qui est dans le besoin!

Aujourd'hui, il ya une raison de joie en plus: le Pape est en Afrique, au Bénin, où il a remis un important document: la lettre qui résume le Synode des évêques sur l'Afrique.
Le titre de cette lettre est: Africae munus: l'engagement de l'Afrique.
C'est beau de voir ce que le Pape aime l'Afrique, qui la prend au sérieux.
La lettre commence par ces mots:
L’engagement de l’Afrique pour le Seigneur Jésus-Christ est un trésor précieux que je confie, en ce début de troisième millénaire, aux Évêques, aux prêtres, aux diacres permanents, aux personnes consacrées, aux catéchistes et aux laïcs de ce cher continent et des îles voisines. Cette mission porte l’Afrique à approfondir la vocation chrétienne. Elle l’invite à vivre, au nom de Jésus, la réconciliation entre les personnes et les communautés, et à promouvoir pour tous la paix et la justice dans la vérité.


Bonne fête du Christ Roi!






mercredi 9 novembre 2011

Bandits à Bangkok




Présentation des Philippines


Recevoir une invitation de la part des bandits ça n’arrive pas tous les jours.
Ce n’est pas sans crainte que j’ai lu la lettre que le Maire de Toumi m’avait envoyé, par compte des bandits, en juillet 2007, avec la demande d’une rencontre avec eux.
Les BANDITS : depuis plus de quatre ans nous vivions dans la peur à cause d’eux.
Seulement dans notre région,  l’Ouham Pende, en 2006 une enquête sur 9  mois sur un petit nombre de villages (29), indiquait  192 attaques dans les villages, 143 blessés, 30 morts et 27 viols, et 206 enlèvements.
Les bandits enlevaient les gens, et en particulier les enfants et les jeunes, pour demander une rançon. Ceci a causé un nombre important de déplacés (la ville de Bozoum est passé de 16.000 habitants à 28.000).
La plupart des écoles étaient fermés, parce que les parents ne voulaient pas risquer de garder dans un lieu  seul beaucoup d’enfants, qui pouvaient être la cible d’enlèvements.
En 2007 et en 2008  nous avions aidés les parents à inscrire  les enfants déplacés dans les école  de Bozoum, et nous avions ouvert une école en ville pour les déplacés des écoles fermées.
 
C’est dans ce contexte que j’ai reçu cette requête de la part des bandits. Ils voulaient chercher une solution pour sortir de leur vie, et ils me demandaient de jouer le rôle d’intermédiaire entre eux et le Gouvernement.
Il savaient très bien ce que nous faisions par rapport aux déplacés. Mais aussi que je ne cessais pas de pousser les gens à réagir, à ne pas se laisser décourager. Dans tous les villages j’invitais les adultes à ne pas laisser que 3 ou 4 hommes armées viennent tuer, blesser, enlever leurs enfants…
Nous avions aussi fait des efforts pour ne pas laisser à coté les villages touchés par les bandits, et nous avions construit des forages, des latrines etc. pour essayer d’encourager les communautés villageoises.
Présentation de l'Inde

Une fois reçu cette lettre, nous avons cherché d’y réfléchir et voir ce qu’il fallait faire. J’ai pris contact avec des autorités, à la capitale. Et au niveau de la Présidence il y a eu une réponse très positive.
Finalement le 31 juillet 2007 moi, un Conseiller Politique du Président, le Conseiller Militaire et le Chef de Cabinet particulier du Président nous sommes parti de Bozoum pour aller au rendez-vous. Nous, les 4, sur ma voiture, sans escorte et sans armes… Avec un grand désir de chercher une solution à ce problème, mais aussi avec pas mal de peur…
Cette première réunion a eu lieu à Toumi, un petit village à 75 km de Bozoum (475 km de la Capitale, Bangui).
Heureusement nous étions une bonne équipe, avec une très bonne entente : deux centrafricains, un français, un italien… Chacun avec son expérience et ses capacités.
Le but de la première réunion était de comprendre ce qui poussait les bandits à vivre ainsi, et pourquoi ils avaient cherché des contacts pour changer de vie.
La plupart d’eux c’était des jeunes du Tchad, mais aussi du Niger, Cameroun et Soudan. Chacun avec son histoire, et tous avec plusieurs année de violences, vols et crimes différents, avec des histoires de drogue et alcool, mais aussi avec des familles…
Pour ma part, étant un prêtre, sans préjugés politiques ou militaires, j’ai pu parler plus librement que les autres, et leur dire que ce ils faisaient c’était très mauvais, et que toute réponse à leurs demandes (soir de la part du Gouvernement   que de la part des ONG) ne pouvait être accueillie que s’il cessaient toute action et tout crime.
Je pensais avoir été un peu dur, mais j’ai vu que c’était ce qu’ils attendaient de moi.
Et en effet, après cette réunion, les bandits ont cessé les attaques. Même s’il a fallu du temps, parce qu’ils étaient divisés en plusieurs bandes, et pas toutes étaient d’accord.
Au retour… nous étions encore vivants, et plus contents qu’à l’allée… Mais surtout content d’avoir pu parler tranquillement avec ces hommes, et aussi avec la communauté du village.
Leur requêtes ?  C’était surtout la possibilité de rentrer au pays, dans leur familles, sans courir le risque d’être bloqué ou emprisonné. Ils avaient fait aussi des demandes bizarres (argent ou autre), auxquelles nous avons dit qu’il n’était pas question.
Réunion avec les Bandits!!!

Nous sommes retournés plusieurs fois pour approfondir le débat. Entre temps nous avons cherché à tous les niveaux (UE, Ambassades, Nations Unies, ONG)  d’obtenir des aides ou des conseils, mais personne n’était prête ou capable d’y répondre. Au sein du Gouvernement les idées non plus n’étaient claires. Nous envisagions de regrouper les bandits, de les identifier, et de les faire retourner dans leur pays, mais avec des conditions claires soit pour leurs Gouvernements que pour les bandits.
Au debout du mois d’octobre, nous n’avons pas pu faire la réunion dans l’école de Toumi… parce que l’école était occupée par les élèves… ça c’était un grand progrès : voir les élèves (plus de 300) à l’école, voir les gens côtoyer les bandits sans crainte… même dans les autres villages de la zone, la situation était plus tranquille.
Cette approche a permis souvent une bonne amélioration de la situation dans plusieurs villages, le retour des déplacés et la reconstruction.
L’école et le travail dans les écoles a eu un double impact :
·         d’un côté le retour des élèves à l’école (avec tout ce qui fait partie d’une vie « normale »)
·         d’autre part, une école ouverte engage parents, gouvernement et rebelles à un certain respect, qui favorise aussi le processus de paix

Finalement, en février 2008, un événement a causé un brusque changement : d’autres bandes de bandits ont attaqués un convois de voitures, et ont enlevé 2 médecins centrafricains.
Le Gouvernement n’a pas pu faire comme d’habitude (c’est-à-dire de ne rien faire), mais il a dû intervenir avec l’armé, pour un ratissage de la zone.
A ce point, les bandits ont préféré éviter des risques, et ils se sont éloignés. Et entretemps, les villages ont constitué des groupes d’AUTODEFENSE, qui ont empêché le retour des bandits.

Pour les rebelles, l’approche a été un peu semblable. Mais aussi un peu plus compliquée, parce qu’il avait des intérêts politiques derrière…
En 2005-2006 a commencé aussi l’autre problème du pays : la rébellion armée.
Il s’agit de bandes de jeunes, adultes et quelques ex-militaires, avec une certaine connotation politique, qui se présentent en libérateurs, et qui ont commencé à occuper certains partie du territoire, à cause aussi de la faiblesse de l’Etat (des autorités civiles, mais aussi de l’Armée).
Parmi les rebelles il y a des jeunes idéalistes, mais aussi des gens sans scrupules, sans programme, si non l’envie de profiter de la situation.
Avec les rebelles, l’approche a été similaire, même si avec quelques différences, dues surtout à l’élément politique, qui est plus compliqué. En outre… la population souvent était entre l’enclume et le marteau : victime à la fois des rebelles et de l’Armée.
L’action menée était celle de créer des occasions pour que la population civile, les autorités de l’Etat et les rebelles puissent se rencontrer et dialoguer.



Je pense que chaque pays a une situation différente.
Ce que je peux dire sur ce que nous avons vécu (et que nous vivons encore en partie), c’est que d’abord il faut CROIRE à la Paix.
C’est difficile, mais sans espoir et sans foi dans l’homme, on s’en sort pas…
Un aspect important c’est le fait d’être un prêtre, et de jouir ainsi d’une position assez neutre, bien que très engagée auprès de la population. Et cela facilité les choses, sois par rapport au hommes armées, qu’aux communautés locales et aux autorités civiles.
Autre point : ETRE CLAIR et francs. Ne pas promettre que ce qu’on peut raisonnablement obtenir. Ne pas craindre de faire des remarques et de pousser les gens à des changements.
Autre : avoir des interlocuteurs sérieux, surtout de la part du Gouvernement. J’ai eu beaucoup de chance à travailler avec des personnes avec un réel souci de la population. Mais cela n’est pas toujours possible.
Autre : travailler avec la population. En Centrafrique, malheureusement, les gens sont trop habituées à subir. Mais quand la population comprend que c’est une affaire à eux. Que leur fils, leurs conjoints sont en jeux, alors quelque chose peux changer.
Dernière leçon : certaines problèmes sont le fruit et la conséquences d’autres problèmes. C’est inutile et stupide de penser de résoudre le problème simplement en agissant sur le symptôme du mal. La rébellion et le banditisme ont des causes profondes, et le travail doit être fait en profondeur et en amont, et en particulier sur l’EDUCATION et en particulier sur  la QUALITE de l’éducation dans un pays en difficulté : un jeune n’a pas beaucoup de possibilité de trouver un travail, ou d’avoir des activités (économiques, commerciales, agricoles…). Son futur est presque sans espoir. C’est une des raisons de l’instabilité et du manque de sécurité. Il est parfois plus intéressant pour un jeune devenir bandit ou rebelle, que de fatiguer sur les champs, ou essayer de bâtir une vie professionnelle solide, qui est difficile à cause du trop faible niveau des études…
Il devient alors important de travailler pour l’Education. Et cela concerne tous :  l’Etat, les ONG, la société civile… Il y a du travail à faire !

samedi 15 octobre 2011

voyages et autres...

Désolé pour le silence!En plus de la paresse ... Je n'ai pas écrit quelque chose dans ces deux semaines parce que j'ai été engagé dans quelques voyages ...La semaine dernière j'étais à Bouar (250 km), où nous avons rencontré les responsables de Caritas dans les paroisses. Caritas est bien défini par ces paroles de Paul VI: «les mains du coeur de l'Eglise." Caritas est parfois confondu avec l'un des nombreux organismes, car elle est souvent engagé dans des projets de grande importance et l'urgence. Mais Caritas est avant tout l'engagement de tous les chrétiens à témoigner et rayonner l'amour que nous avons reçus de Dieu. C'est pour cela qu'il est important la dimension paroissiale, avec l'attention, l'écoute et l'action envers ceux qui sont dans le besoin.
Cette semaine je suis parti le mercredi vers 13h  30 pour aller au Nord. Les routes sont vraiment mauvaises, surtout en cette saison des pluies ... Je suis arrivé à Ngaoundaye, 205 km, vers 18h 30 ...Le but de la visite était de rencontrer les coopératives, les hommes et les femmes qui ont des initiatives dans divers domaines (agriculture, commerce, fabrication de savon ou d'autres activités de transformation des aliments) et de leur expliquer la valeur et l'importance de l'épargne et du crédit.Nous avons ici à Bozoum la Caisse d'épargne, et nous aons l'intention d'ouvrir trois branches: à Ngaoundaye à Ndim et à  Koui.A Ngaoundaye réunion le jeudi matin. A 11h départ pour Ndim. Ici, nous avons rencontré Madame le Maire et les chefs de quartier. Vers 15h nous sommes partis vers Bocaranga, et j'ai passé la nuit dans la Mission Catholique; hier, vendredi, je suis parti à 6h 30 pour Koui, où nous sommes arrivés à 8 (une heure et demie pour 40 km de route... et je vous assure qu'il n'y avait pas d'embouteillages... !!!).Ici, nous avons rencontré le Sultan! Il nous a accompagné voir le terrain disponible pour la Caisse d'épargne. Puis nous avons eu une réunion avec les femmes et les hommes de Koui. C'est un lieu intéressant, où il était autrefois une ferme qui produisait du lait, et une ferme laitière d'environ 2000 litres de lait par jour! ça semble de la science-fiction, et c'est plutôt il ya 40 ans!A 11 je quitte Koui pour arriver à 12h 15 à Bocaranga, puis retour à Bozoum, juste à temps pour une belle averse ...Sur la route j'aime regarder les écoles qui rouvrent timidement et lentement ... avec plus de un mois de retard ... Je m'arrête pour visiter une école, composée de 3 cases, l'une couverte d'une bâche ... mais les enfants sont là, attendant que l'enseignant commence la leçon ...

Riunionce con la Cassa Mutuelle di Ngaundaye
Giovedì mattina riunione a Ngaoundaye, partenza per Ndim verso le 11. Qui abbiamo incontrato la Signora Sindaco e qualche responsabile, e siamo ripartiti verso le 15 per Bocaranga.
riunione a Koui per la nuova Cassa di Risparmio
Qui ho passato la notte alla Mission Catholique, e ieri, venerdì, sono partito verso le 6h 30 per Koui, dove siamo arrivati alle 8 (un’ora e mezza per 40 km di strada… e vi assicuro che non cera traffico!!!).
Qui abbiamo incontrato il Sultano!!!! Che ci ha fatto vedere il terreno che vuole mettere a disposizione per la Cassa di risparmio. Poi abbiamo fatto una riunione con le donne e gli uomini di Koui. Questa è una zona interessante, dove una volta c’era una fattoria che produceva latte, e un caseificio che lavorava circa 2000 litri di latte al giorno! Sembra fantascienza, e invece si tratta di 40 anni fa…
Alle 11 ripartiamo per Bocaranga, e poi rientro a Bozoum, giusto in tempo per un bell’acquazzone…
Per la strada mi piace dare un'occhio alle scuole, che timidamente e lentamente stanno riaprendo... con oltre un mese di ritardo... mi fermo a visitarne una, fatta di 3 capanne, di cui una coperta con un telone... ma i bambini sono lì, ad aspettare che il maestro inizi le lezioni...






alunni di una scuola di brousse











dimanche 2 octobre 2011

fete de Saint Michel et ouverture Collège

Saint Michael est le saint patron de la paroisse de Bozoum, fondée en 1927 par des missionnaires français.
Chaque année nous célébrons cette fête le dernier dimanche de Septembre.
C'est le moment aussi pour démarrer l'ensemble des activités pastorales (et non ...).
La fete est précédé par des moments de prière et de réflexion. Cette annéele le thème était  la PAROLE DE DIEU.

Samedi matin nous avons fait la cérémonie d'ouverture de la première filiale de la Caisse d'épargne et de crédit Bozoum.



La Filiale n°1 de la caisse d'épargne et de Crédit de Bozoum




CetteCaisse, nous l'avons ouverte il ya 3 ans, pour donner la possibilité de sécuriser leur épargne, et aussi pour stimuler l'économie avec des prêts de faible montant.
Il ya actuellement 735 membres, avec un montant d'épargne pour environ 45 000 euros. Dans un an et demi ont été accordées de petits prêts pour environ 40 000 euros, et le retard dans le remboursement est inférieur à 4%.
Samedi après-midi a fait place à une petit procéssion, et un temps pour les confessions.
Le dimanche matin, nous avons célébré l'Eucharistie, très dense, vibrante, très chantée et animée!
Immédiatement après la messe, nous sommes allés inaugurer et bénir le nouveau Collège Enseignement Supérieur St.Augustine - Lino.
11 salles de classe, un bureau, des porches et des belles zones couvertes: un spectacle de beauté pour une école qui accueille cette année environ 180 garçons et filles, de Bozoum et d'autres écoles, situées dans un rayon de 160 km.
< title="nel pomeriggio, giochi e gare per bambini e giovani...">Dans l'après-midi, jeux et concours pour les enfants et les jeunes ...
Le lundi matin, il y avait le premier jour d'école à St-Augustin: cérémonie de levée des couleurs, le chant  de l'hymne national, les recommandations du directeur de l'école ... et tout le monde en classe!






Collège de Bozoum: la classe de 6è

Collège St.AUgustin de Bozoum: le premier jour d'école

Scuola media di Bozoum



samedi 27 août 2011

le mois de Aout à Bozoum


Août ... le mois de vacances! Même ici à Bozoum le mois de Août est marquée par les congès... ceux des autres! Beaucoup d'amis profitent de ce temps pour se garder un espace et s'offrir une période de plusieurs semaines en Afrique. Et Août de cette année n'a pas démenti! Un groupe de dentistes et demi (Giordano, Carlo et Michela) est venu pour deux semaines de rouvrir la clinique. Deux dentistes et demi ... car il y a Michela a pas encore fini leurs études. Le travail était lourd, et ont ils ont pu rendre le sourire à beaucoup de gens et beaucoup d'enfants. Avec le même vol est arrivé p.Davide Sollami, notre agent à Arenzano, avec un groupe de filles qui sont restéd'environ 3 semaines. À la mi-août, c'est le retour parmi nous de Cynthia et Silvio, de la paroisse de Cassina Amata, qui ont partagé avec nous le travail des souers pour les orphelins du Centre Arc en Ciel (qui a ouvert cette semaine ... plein de garçons et de filles à jouer, manger , chanter...). Et enfin, 24 ans, arrivent de Prague Ludmila et Karol: l'architecte du Collège avec sa femme. Ils sontsuis ici pour terminer le collège et pour l'inauguration .... La présence de tant de gens est toujours un stimulant pour nous, pour nous la beauté du travail que nous faisons chaque jour. Et pour beaucoup de gens, c'est la découverte d'un monde différent, où le temps, un sourire, un bonbon, ont encore une valeur. Le jour cour vite, entre la messe le matin à 6 (où, toutefois, il n'y a pas la foule qu'il y a il ya au petit déjeuner, à ... 7h), et jouer aux cartes le soir (pas obligatoire mais fortement recommandé ...). Et entre le matin et le soir, quelqu'un donne un coup de main au dispensaire, quelques  arrange les livres pour l'école, d'autres sont occupés avec les enfants, certaines deviennent peintres, et le temps passe allègrement. Parfois trop amusant ... et toujours passe trop vite ... Merci à tous et chacun!

vendredi 5 août 2011

Une interview...

Bozoum, baptemes

Bozoum, la messe du dimanche
Quand etes-vous arrive en RCA pour la premiere fois?
Je suis arrivé en 1982... pour un stage d'un an. Je venais de terminer le lycée, et avant de commencer la théologie il y avait la possibilité de faire un stage, qui normalement devait se faire en Italie. Mais nous étions 4 jeunes frères, et 2 sont restés en Italie, et moi et fr.Roberto nous sommes venus à Bozoum pour un an. A ces temps... il n'y avait pas de radio, même pas de téléphone... mais nous étions jeunes (20 ans) et c'était magnifique de pouvoir vivre en Afrique, que je rêvais depuis longtemps. Puisque nous ne connaissions pas trop la langue, au moins au commencement, notre activité c'était très simple: donner un coup de main à la Mission: aider les maçons, les mécanicien, les pères et les Soeurs. Parfois on travaillait à la maison, parfois on partait dans les villages...
Pour moi c'était un moment très beau: d'un coté je vivais chaque jour plus dans la découverte de l'Amour Gratuit de Dieu, mais aussi l'ouverture vers un autre monde, une autre culture. Certaines choses qui avant me semblaient très importantes, retournaient à leur petite dimension. et d'autres que me semblaient inutiles, devenaient importantes...
Par exemple... prendre du temps pour rester avec quelqu'un simplement pour parler. Ou bien l'importance de faire quelque chose de bon à la cuisine... simplement pour que les autres soient contents... Et la découverte des gens, le sourire des enfants, la simplicité, mais aussi les difficultés, les maladies...
Quelle était la situation en RCA au début de votre séjour?
Le pays venait de sortir de la dictature de Bokassa. Il y avait eu un coup d'état fait par un militaire. les hopitaux et la santé marchaient très peu. Les écoles... étaient mieux que maintenant... Mais il n'y avait pas d'insécurité ni de rebellions...
Qu'est-ce qui a change depuis ce temps?
entre 1982 et 1994, les choses ont empirés. L'état ne payait plus les salaires aux fonctionnaires (santé, écoles, militaires...) et l'économie s'est affaiblie. En 1994 il y a eu les élections, avec un autre président, qui a fait encore pire. et on a commencé une période d'instabilité, avec plusieurs tentatives de coup d'état chaque année. Les retards dans les payements des salaires ont augmentés, jusqu'au moment où une partie de l'Armée a réagi, et il y a eu un coup d'Etat qui a mis en place un nouveau président, François Bozize. En 2005 il y a eu des élections, et aussi cette année, 2011.
La situation des écoles a continué à se dégrader. Actuellement l’État arrive à payer seulement 15 à 20 % des maîtres. les autres, c'est les parents, ou l’Église Catholique qui les prend en charge...
Vous etes en RCA depuis XX annees, qu'est-ce qui a été le plus difficile
pour vous pendant ce temps?

Il y a eu des moment difficiles à cause de la santé, ou pour d'autres problèmes. Mais il y a eu le moment entre décembre 2002 et mars 2003 qui a été particulièrement difficile: une parie de l'armée s'était révoltée, et avec l'appui de mercenaires du Tchad ont pris le Nord du pays. J'étais à Bouar, avec plus de 250 enfants sous ma responsabilité, et il y avait vraiment peur. Mais en même temps on voulait donner aux enfants le courage et l'exemple de rester sur place, et de travailler malgré tout. Après je suis venu à Bozoum, et il y avait tout à recommencer, parce que la Mission avait été abandonnée, et les rebelles avait tout saccagé... Il fallait redonner courage aux gents, et recommencer, petit à petit.
en même temps, il y avait aussi le problème des bandits, qui sévissaient dans la région, et qui ont causé la fuite des gens vers Bozoum: on est arrivés à 12 000 réfugiés (sur une population de 16 000 habitants...)
Notre association Siriri repete souvent qu'elle s'appuie sur une bonne
position des carmes OCD en RCA. Et vous, sur quoi vous appuyez-vous?

Sur Dieu... sur les hommes et les femmes de bonne volonté (d'ici et de partout dans le monde)et... sur moi meme. l'autre jour j'ai vu cette frase dessinée sur une maison: si Dieu veut, je ferais ce que je veux....
Heureusement il y a beaucoup de bonne volonté, un peu partout, et beaucoup de générosité.
SIRIRI aussi nous aide beaucoup. c'est d'abord important que les gens aient confiance dans le travail que nous faisons et c'est aussi important de donner la possibilité à quelqu'un de faire du bien...
SIRIRI nous aide depuis longtemps. D'abord avec la présence de volontaires (le dr.Marcel Drilik, Jana, Terezie, Martin, Pawel.... (ici il faudrait mettre aussi les autres noms...) et après avec le soutient téchnique (le travail des architectes... des docteurs... des enseignants...) et économique, soit pour l'école, que pour le Centre des Orphelins que nous avons ici, et qui accueille plus de 230 enfants...
Un travail a long-terme dans un pays ou il n'y a pratiquement pas d'infrastructure, ou pratiquement rien ne fonctionne: ni les agences et organismes d'Etat, ni les écoles, ni la police, ni les hopitaux: cela demande de savoir s'appuyer sur les personnes individuelles et etre capable de faire sortir leur potentiel... comment parvenez-vous a travailler dans un tel environnement?
En faisant le mois possible... je blague. mais il y a un peu de vérité. normalement, quand il y a quelque chose à fqire, je préfère voir si c'est quelque chose que les gens demandent. Par exemple, nous travaillons beaucoup dans l'agriculture: normalement je cherche de réagir aux besoin que les gens expriment, et pour les choses que les gens ont déjà commencé à réagir pour les obtenir...
c'est aussi important d'avoir de bons collaborateurs, et je remercie beaucoup parce j'ai certains collaborateurs, qui sont des jeunes de Bozoum même, qui sont très bien, dynamiques, motivés et sérieux.
Qu'est-ce qui est le plus important pour la RCA en ce moment? De quoi
a-t-elle le plus besoin? Et l'Afrique en général?

de tout! il y a besoin de confiance, d'espoir, d'une classe politique meilleure, d'une école qui marche, d'hopitaux qui fonctionnent, de paix....
Nous travaillons beaucoup sur plusieurs directions, qui se chevauchent et se rencontrent, et dont chacune devient l’âme de l'autre:

  1. la dimension spirituelle: le Christ révèle l'homme à l'homme, et nous sommes ici à cause de Lui. Nous avons connu que c'est Lui la vérité de chaque homme, et nous sommes ici pour annoncer cette Bonne nouvelle. Ensemble avec ce travail, il y a une œuvre de formation des consciences qui est très importante
  2. l'éducation: depuis le commencement des Missions, c'est un élément inscrit dans le ADN (DNA) des Missionnaires. Nous avons ici à Bozoum une école maternelle (140 enfants), une école primaire (540 élèves), le Collège (97 élèves), et une vingtaine d'écoles en brousse, dans les petits villages, pour plus de 1800 élèves. Si tout va bien, nous voulons continuer le Collège et ouvrir un Lycée, peut être même un Lycée agricole...
  3. l'agriculture et le développement: nous suivons plus de 500 petites coopératives agricoles, avec la formation, l'encadrement et la préparation des dossiers administratifs. Tout ce travail culmine dans les FOIRES AGRICOLES qui ressemblent chaque année les producteurs et les commerçants, pour l'exposition et la vente des produits agricoles. C'est le moment de faire connaître un visage positif de l'agriculture et de l’élevage, surtout pour les jeunes. Cette année dans les 2 Foires que nous avons réalisées, les coopératives ont vendu pour plus de 75 mille euro....
  4. la paix et la justice: nous essayons de garder les yeux ouverts, et au moins de signaler les injustice, les actes de violence, la corruption de tout coté (militaires, rebelles etc) et nous essayons de créer des conditions pour un dialogue entre les parts qui sont en tension (rebelles, et bandits..., et Gouvernement)
Vous sentez-vous après tant d'années en RCA plus un Italien ou un
Centrafricain?
Je ne sais pas trop... mais je suis italien, Centrafricain, tchèque...
Les racines ne s'oublient pas... je viens de préparer le PESTO, la sauce pour les pâtes, mais j'aime bien parler en Sango, ou en Français. C'est qui est important, c'est que malgré les difficultés et, parfois, les déceptions, c'est que j'aime bien ce pays...