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dimanche 10 mars 2013

d'un Pape à l'autre...




Ces dernières semaines, nous avons vécu la fin d'un pontificat, celui de Benoît XVI, et nous allons assister à l'élection d'un nouveau pape
Il s’agit des moments historiques, dans le vrai sens du mot.
Benoit  XVI est (était) un grand Pape Très peu connu: combien de personnes m'ont dit au fil des ans: «Je n'aime pas ce Pape». Alors je posais la question  , "mais vous avez au moins lu un discours, une de ses homélies, un document? ». Et la réponse était toujours:« Non »!
Un très grand théologien, mais très  simple dans sa prédication et dans ses documents. Et dans ses livres, en particulier ceux sur Jésus :  c’est quelqu’un  qui n'a pas peur de se poser des questions, et des GRANDES questions, et donner des réponses.
Et il aime d'une manière spéciale l’Afrique. Continent où, en tant que Pape, il est venu 2 fois. Auquel il  a consacré un synode, et un document exceptionnel: Africae Munus. Continent qu'il a appelé «le poumon spirituel du monde»!
 Désolé pour le silence ... mais j'ai eu un petit problème de santé... mais maintenant ça va…
et maintenant ... nous voici de nouveau à prier pour le choix d'un nouveau pape - Il est vrai que les derniers Papes ont été l'une plus grand que l'autre... Nous verrons la surprise pour nous le Saint-Esprit!

Tout juste pour aider à réfléchir en souriant ... Je vous propose ce texte du cardinal Dolan, évêque de New York ...





Le don de notre Saint-Père
14 juillet 2011
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Il y a à peu près un mois, j'étais à Washington, DC, pour - what else?- une autre réunion.
Au petit déjeuner ce matin-là, j'ai sursauté en voyant un reportage sur l'Eglise dans le journal de cette ville; pas vraiment surpris de voir une histoire au sujet de l'Eglise, non - ils en publient souvent - mais plutôt d'en voir une positive avec de bonnes nouvelles!
Cela, c'était révolutionnaire!

Il semblait en effet qu'une petite mais dynamique paroisse épiscopalienne de la banlieue de DC du Maryland, Saint Luc, avait décidé d'accepter l'invitation du Pape Benoît XVI et de renouer avec Rome.
Le journal rapportait qu'une telle démarche demandait audace et courage, mais que cette décision avait été prise avec une seule voix contre, et que les gens étaient ravis.

Qu'est-ce qui a motivé cette décision audacieuse? interrogeait la journaliste. Notant que les paroissiens étaient pour la plupart des gens de couleur, originaires d'Afrique et des Caraïbes, la journaliste se demandait si des attitudes «conservatrices» avaient façonné le mouvement.

Par exemple, elle se demandait si les paroissiens étaient contrariés parce que l'Eglise anglicane ordonnait désormais des femmes prêtres et évêques?
Le pasteur répondit calmement: il pariait, en effet, que ses ouailles y étaient opposés, mais que cette question n'était pas le motif qui avait poussé aux retrouvailles avec Rome.

Eh bien alors, poursuivait la journaliste, se pourrait-il qu'ils soient en colère parce que l'anglicanisme approuve désormais le mariages entre personnes de même sexe, et le «droit à l'avortement»?
Encore une fois, répondit le pasteur, mon peuple n'est pas d'accord avec ces décisions, mais cette opposition n'a pas été la raison de leur décision de rejoindre Rome.

Très curieux, insistait la journaliste, demandant: mais alors, qu'est-ce qui a motivé une décision si rapide?
C'est simple, a répondu le pasteur: c'est notre désir d'être réuni avec le Successeur de saint Pierre, l'évêque de Rome, le pape Benoît XVI.

Nous, catholiques de toujours, tenons cela pour acquis, je le crains. Ou, encore plus inquiétant, nous considèrons parfois l'unité avec le Saint-Père en quelque sorte comme une entrave. Nous sommes un peu gênés par moments, il me semble par le fait qu'une partie essentielle de notre credo catholique est l'amour et la fidélité au Pape.
C'est rarement le cas avec les gens qui entrent dans l'Eglise. Quand je parle avec nos catéchumènes et nos candidats, par exemple, ils sont impatients d'avoir ce lien avec leur assurance terrestre d'unité avec Jésus et son Église apostolique: notre Saint-Père. Cela fait partie de la splendeur et de l'attraction du catholicisme romain. Pas pour certains catholiques qui le sont depuis toute une vie. Ceux-là regardent le Pape comme les anglais la reine Elizabeth: les Britanniques sont fiers d'elle, ils l'applaudissent, elle est un grand symbole de l'unité nationale, mais elle n'a aucune autorité réelle, et rien à dire sur leurs vies.
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Est-ce ainsi que nous pensons au Pape? Qu'il est juste un symbole?
Pour paraphraser la grande romancière catholique Flannery O'Connor, "Si la papauté n'est qu'un symbole, qu'elle aille au diable!"

Walker Percy, un autre écrivain célèbre et lui-même converti à la foi catholique observait: "Ce n'est pas que nous, catholiques, sommes la seule religion avec un pape. Chaque personne, chaque religion, a un "pape". C'est juste que, pour un catholique, le "pape", ce n'est pas moi. Pour un catholique, je ne suis pas la voix définitive dans la foi; quelqu'un d'autre l'est, et nous l'appelons "notre Saint-Père."

Ainsi, la semaine dernière, un journaliste local a critiqué le pape Benoît parce qu'il maintenait la tradition de l'Eglise sur l'ordination des seuls hommes à la prêtrise. Ce n'est pas que ce journaliste soit contre le pape; il pense juste que lui seul mérite obéissance, ou le prêtre dissident qu'il exalte dans l'article , plutôt que le Pape.


Ces réflexions viennent à l'esprit, quelques semaines après que le pape Benoît XVI ait célébré le 60e anniversaire de son ordination sacerdotale, le 29 Juin, fête de saint Pierre et saint Paul.
Au cœur de notre foi catholique, il n'y a pas tant le Pape que Jésus. Sauf que nous avons la joie de croire que Jésus a chargé Pierre d'être le berger de son Église, lui donnant les clés pour le faire; et que le successeur de Pierre, le Pape, continue cette mission.

Nous, les catholiques, nous savons que les papes aussi sont des pécheurs. ... Nous savons ainsi que le charisme du Pape n'est pas de changer l'enseignement de l'Eglise pour accueillir nos derniers désirs, mais de nous pousser à changer nos vies afin de nous conformer à la volonté de Dieu.
Parfois, il faut l'évènement d'une entière paroisse épiscopalienne rejoignant Rome pour nous rappeler quel grand don nous avons dans la personne et le ministère du Successeur de saint Pierre.
Dans l'article, une femme ex-anglicane racontait que le moment le plus émouvant pour elle fut quand, pendant la prière eucharistique, le pasteur pria pour "Benoît, notre pape".

Comme le notait Walker Percy: "Enlevez-nous Rome, et ce qui nous restera, c'est Berkeley !"
(ndt: prestigieuse université californienne)

Viva il Papa!








vendredi 8 février 2013

Chèvres etc!



Lundi après-midi je suis parti pour un voyage dans le Nord :  Bocaranga (125 km), Ndim (40) Ngaundaye (40 km), Bocaranga (75 km). En tout, environ 500 km de routes en mauvais état, des ponts imaginaires (ils manquent souvent de toutes les planches), des trous, des pierres et beaucoup de poussière!
Départ le lundi à 14h, avec Karol et Ludmila, un couple de Prague. Il est l'architecte qui a conçu notre lycée, et il est revenu à Bozoum pour commencer les travaux du «Foyer des étudiants» : quelques maisons pour le collège et les élèves du secondaire qui viennent de loin (Ndim, à 160 km, et Bossemptélé, 90 km).
Vers  17h (3 heures pour parcourir 125 km), nous sommes à  Bocaranga. Nous allons saluer Pères et Sœurs, et nous continuons  pour les 38 derniers km (une heure et un quart). A  Ndim, nous sommes accueillis par deux Sœurs de la Miséricorde originaire du Rwanda. Dîner et un bon lit pour reprendre un peu de souffle !
Le mardi matin, tandis que Karol et Ludmila visitent  les écoles et le petit hôpital des Sœurs, je passe contrôler la Caisse d'épargne, dont ici il y a un Guichet.
Plus tard, je m'occupe de la raison principale de cette tournée: l'achat de chèvres!
Depuis mai de l'année dernière, avec l’e financement de Finn Church Aid (une ONG de l’Eglise Luthérienne de Finlande) nous avons décidé d'aider sept villages entre Bocaranga et Mann, où les rebelles et l'armée l'avait emporté, et où beaucoup avaient fui. Pour les aider à y retourner et à les renforcer, en mai, nous avions livré des semences de maïs, arachides et haricots. La récolte a été très satisfaisante, au point qu'ils ont pu participer à la Foire de Bozoum, le 26-27 Janvier,  et vendre leurs produits pour environ 12.000 euros.
La dernière phase du projet consiste à distribuer ... des chèvres! Nous allons acheter 350 chèvres, puis les distribuer aux personnes ayant plus de difficulté, afin de les aider à démarrer un petit élevage.
A Ndim nous ferons les achats, qui seront suivi par un vétérinaire. Il y aura même un endroit pour les garder "en quarantaine" afin de les traiter et vacciner, pour les livrer en bonne santé ...
A la fin de la matinée, nous arrivons à Ngaundaye, le dernier village avant la frontière. Ici, nous saluons les Pères Capucins, et une communauté où il y a des religieuses polonaises, une italienne (Vinadio!) et une française.
Dans l'après-midi nous allons au grand marché de Mbaiboum, au Cameroun, où je vais acheter des médicaments pour les chèvres ... Nous rentrons le soir (juste à temps avant que la frontière se ferme pour la nuit ...) et dîner avec les sœurs ... Karol et Ludmila sont en mesure de parler avec les polonaises…
Mercredi matin nous vous partons pour Bocaranga, par une autre route. C’est ici qu’il y a les villages que nous aidons. Nous nous arrêtons à Mann puis Bereguili, où nous rencontrons les gens du village, pour expliquer la question de chèvres ... A la fin, le chef du village nous invite dans sa maison (5 femmes et 35 enfants ...) et nous offre du poulet avec du manioc. Vraiment bon!
L'accueil et l'attention de ces personnes c’est émouvant ... et aide à oublier nos dos  qui demandent pitié ...
Vers treize heures, nous arrivons à Bocaranga, et après avoir déjeuné avec les Pères, nous allons saluer les trois catéchistes de Bozoum qui sont ici à l'école avec leurs familles, pour une année de formation pour préparer leur travail des catéchistes ... Ici, en Centrafrique, le catéchiste, surtout dans les villages, est très important car il est le point de repère pour la communauté chrétienne, où le prêtre passe souvent seulement 2 ou 3 fois par an.
A 14h on reprend la route ... et nous arrivons enfin à Bozoum, qui nous accueille avec sa magnifique véranda !











dimanche 27 janvier 2013

Grande foire de Bozoum 2013



Grande Foire de Bozoum!
Nous venons de terminer la Grande Foire agricole, un événement presque unique en République Centrafricaine ...
200 coopératives, dans un rayon de plus de 200 km, et beaucoup de gens sont venus pour voir, acheter et vendre ...
Mais, avant tout, c'est un message d'espoir très, très concret pour le pays!
Depuis quelques semaines la Centrafrique est à la une (événement rare ...) à cause de la rébellion et des catastrophes que le conflit entre les rebelles et le gouvernement ont causé au pays ...
Avant de lancer l'organisation de la foire, nous avions pensé à beaucoup de choses, mais nous avons décidé ... avec quelques  doutes  et des craintes ...
Mais à partir du mardi commencèrent à arriver des camions que nous avions envoyés pour assurer le transport des produis.
Vendredi soir, grand rendez-vous avec les coopératives, pour donner des indications sur ... le marketing!
Et l'ouverture de la Foire le samedi matin, avec une petite cérémonie, le défilé des groupements, quelques discours et la visite des 50 stands ... Un plaisir pour les yeux et pour le cœur!
Paul VI disait que «le développement est le nouveau nom de la paix": la foire c'est le développement c'est la paix, c'est l'espoir. L'orgueil de ceux qui travaillent dur toute l'année, a finalement récompensé les efforts faits et le travail acharné.
Aussi économiquement s'est très bien passé. Je ne pensais pas atteindre le résultat de l'année dernière (€ 60.000 de chiffre d'affaires), mais... à un premier comptage, nous sommes déjà à plus de 85.000 euros de produits vendus ...
Un grand merci aux paysans , et à tous ceux qui croient dans le travail de l'homme.
 Et merci à ceux qui nous soutiennent, en particulier l'Association «Les Amis de la Centrafrique" de Mozzate (Côme), et à beaucoup des gens simples et de cœur qui ont contribué, comme les amis du la bar Baramò ...
Merci à tous! Singila!

samedi 12 janvier 2013

un peu d'espoir en Centrafrique






Ces jours ont été très intenses ! La rébellion qui a occupé plus de la moitié du pays, entre le 10 et le 30 Décembre, a entamé un dialogue avec le gouvernement et l'opposition démocratique, et la nuit dernière, quand il semblait qu'il y avait plus beaucoup d'espoirs, ils ont convenu d'un cessez-le-feu, à condition de nommer un nouveau Premier ministre (de l'opposition) et la tenue d'élections législatives.
Une bonne nouvelle--- Bien qu'il existe de nombreuses zones d'ombre et des doutes pour le future…

Pendant ce temps, nous sommes plus calmes, moins inquiet, et ce matin, le samedi, nous avons eu une réunion pour l'organisation de la foire agricole, qui se tiendra les 26 et 27 Janvier 2013.

Hier est venu un jeune Italien, Pietro. Enfin il y a quelqu'un d'autre de Cuneo, ma ville! Il restera avec nous pendant 3 mois, et il aura l'occasion de goûter un peu d'Afrique!