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jeudi 2 mai 2019

Un peu d’agitation

gli orfani dell'Arc en Ciel
les orphelins du Centre Arc en Ciel



Un peu d’agitation
Certains parmi vous sont déjà au courant: c’était une semaine un peu agitée.
Samedi 27 avril je suis retourné au fleuve, parce que je voulais voir la situation de l’Ouham, et le travail des entreprises chinoises qui en extraient l’or.
J’ai pris quelques photos, et quelques vidéos des travaux qui n’ont pratiquement jamais cessé.
Quand je reprends le chemin du retour, arrive un militaire, qui m’intime de m’arrêter. Il est armé, et je n’ai pas beaucoup de confiance, et je lui dis que je continue mon chemin. Il appelle avec la radio d’autres militaires, qui arrivent aussitôt.
Il me demandent pourquoi je suis allé prendre des photos…et je leur dis que ce n’est pas interdit, d’autant plus que je n’étais pas sur le chantier, mais de l’autre côté de ce qui était le fleuve Ouham. Ils sont très agités, et ils me menacent, ils crient et ils me saisissent l’appareil photo et le téléphone, et ils me fouillent.
Ils m’accompagnent où j’avais laissé la voiture, et là ils me disent que je suis en état d’arrestation ! Un parmi eux me demande si je n’ai pas honte, en tant que homme de Dieu, de faire ce genre des choses. Je lui répond que j’ai plutôt honte pour lui, qui serait censé protéger le pays, et ne pas de le vendre aux étrangers…
Puisque j’insiste que je n’étais pas sur le chantier, ils veulent qu’on retourne et je lui fasse voire où j’ai pris les photos. Nous reprenons le chemin, en plein soleil, et nous parcourons 1,5 km pour la 3è fois.
Après ils me ramènent vers la voiture, dont ils avaient saisis les clefs, ils me font monter derrière et ils partent en grand vitesse vers la Brigade minière (don des Chinois !!!!). Mais nous devons traverser la ville, et les gens comprennent vite qu’il y a un problème.
Nous arrivons à la Brigade Minière, et aussitôt une foule de jeunes, de femmes et de gens arrive, en criant et en exigeant ma libération. La situation est presque comique : les militaires ne savent pas quoi faire, et moi j’attends… Après quelques minutes, ils décident de me libérer, mais moi j’exige qu’ils me rendent le téléphone et l’appareil photo.
Finalement je sors de la Brigade minière. La foule est folle de joie, et je repars en moto (car les clefs de la voiture ne sont pas encore arrivées. Toute la ville est sur la route, contente de cette libération, mais aussi très très fâchée contre les autorités et surtout contre l’entreprise chinoise.
Je rentre à la Mission, mais entretemps la ville est très chaude : les gens érigent des barricades, et une voiture de l’entreprise chinoise est brulée.
Les gens menacent de descendre vers les sites des chantiers, pour chasser les chinois. Alors je reviens en ville avec le Préfet et le Procureur de la République, et  nous essayons de calmer les gens. Mais juste à ce moment, arrive une voiture des FACA (Armée Centrafricaine) à toute vitesse, avec une dizaine d’éléments. Ils sont armés, mais la foule (entre 3-4.000 personnes) va vers eux et les oblige à reculer.  Quand ils sont près de leur voiture, ils commencent à tirer vers les gens, et à bout portant : nous nous jetons à terre, et grâce à Dieu il n’y a pas de blessé !
Finalement ils repartent. Je ramène la foule vers le centre-ville, et je monte sur une barricade, et je les remercie, mais je leur dis de rentrer à la maison, et de ne pas faire d’autres actions violentes.  Et que le problème de l’exploitation sauvage doit être réglé selon les lois.
Et ils partent !
Merci na Nzapa. Grace à Dieu !
Les jours suivants sont très tendus. En plus, les autorités de Bangui réagissent n m’accusant d’être moi-même un trafiquant d’or !
Et alors, pour une fois, je me permet de publier ici les photos de quelques-unes des choses réalisées à Bozoum, avec l’aide de Dieu (et de tant de personnes) : voici mon or !

LYcée St Augustin, 2007

Aiuti ai profughi, 2008
Aides aux déplacés, 2008

Febbraio 2019
Février 2019





Lo studio dentistico
le cabinet dentaire


Aggiungi didascalia

Fiera di Bozoum
Foire de Bozoum

Gli orti di Bozoum
Les jardins potagers de Bozoum

2013: aiuti a Bata, vittima di un attacco della Seleka
2013: aides à Bata, victime d'une attaque de la Séleka

Il Centro di Formazione Femminile di Bozoum
Le Centre de formation féminine de Bozoum



La Cassa di Risparmio e Credito di Bozoum
La Caisse d'épargne et crédit de Bozoum

La cappella di Tatale
La chapelle de Tatale

La Chiesa di Bozoum
l'église de Bozoum
Formazione delle cooperative agricole
Formation des groupements agricoles

jeudi 25 avril 2019

Pâques 2019




Pâques 2019
Christus vivit! C'est la Parole qui perce la mort et apporte la lumière dans nos vies. Il y a quelques semaines, le pape François a publié l'exhortation portant ce titre, adressée aux jeunes: " Il vit, le Christ, notre espérance et il est la plus belle jeunesse de ce monde. Tout ce qu’il touche devient jeune, devient nouveau, se remplit de vie... Il vit et il te veut vivant !".
Pâques a toujours et partout une force unique qui submerge tout: la vie et la mort, l’espace et le temps.
Nous aussi l’avons vécu intensément à Bozoum. Après le Triduum et les célébrations de jeudi et vendredi saints,  samedi, nous avons vécu la grande veillée de Pâques, commencée à l'extérieur, devant l'église, dans l'obscurité éclairée par le feu, symbole du Ressuscité. Nous allumons la bougie pascale et entrons dans l'église. Après les  lectures et l'homélie, nous célébrons les baptêmes. Cette année, il y en a 58 entre garçons, jeunes et adultes, et 10 petits enfants.
Dans les temps anciens, tout le Carême était une période de préparation au baptême, qui était normalement célébré la nuit de Pâques.
Il est toujours beau de regarder les catéchumènes qui s’approcher du font baptismal :  beaucoup sont remplis de joie, certains sont profondément émus.
La veillée de Pâques, qui a débuté à 18 h 30, se termine à 22 h. La ville se remplit aussitôt des chants des baptisés et de la communauté chrétienne présents dans tous les quartiers.
Le dimanche, nous célébrons la messe à 8h30. L'église est pleine et la célébration très animée. Et à la fin, les baptisés, accompagnés des amis, des parents et des chorales de leurs quartiers, quittent l'église, enveloppés dans des tissus colorés et soutenus par la communauté.
Les jours suivants sont des jours de repos (relatif) et ici aussi il y la tradition des sorties après Pâques: lundi et mardi  nous avons la joie d’accueillir des amis et des confrères d’autres communautés, et de partager avec eux la table (et le désormais mythique Pizza de Bozoum).
Joyeuses Pâques!

















Luigina e Nathalie e la produzione dei tortellini







jeudi 18 avril 2019

En route vers Pâques





En route vers Pâques
Il ne manque que quelques jours avant la grande fête de Pâques.
Vendredi 12 avril, nous entamons le grand Pèlerinage des jeunes. Tous les 2 ans, autour du dimanche des Rameaux, nous organisons un grand (et long!) Pèlerinage pour les jeunes de la paroisse. Cette année, nous sommes allés à Bahoyo, un petit village situé à 48 km, sur la route reliant Bozoum à Bouar.
Nous sommes près de 300 au départ: enfants, jeunes, mères, papas. Nous nous réunissons dans l'église et après une courte prière, nous partons. Heureusement, le ciel est couvert et on marche bien. Nous faisons une partie du voyage dans la prière (Via Crucis, Chapelet, chants ...) et avec un bon pas nous arrivons dans le village (Bouforo) vers 18h15. Environ 4 heures et demie par 24 km!
Ici, les pèlerins vont passer la nuit, accueillis dans les différents auvents, maisons et sous les arbres, et après un rapide dîner, un bref repos les attend. Je rentre à Bozoum pour la nuit et je reviens à Bouforo le lendemain à 5h30. Nous partons ensemble et après 1 heure et demie de marche dans la savane, nous rejoignons la grande route. Le ciel est couvert et la pluie approche, et elle commence finalement quad nous sommes près de Koundé, vers 8h30. Nous marchons sous la pluie pendant 2 heures et nous sommes complètement mouillés lorsque nous arrivons, vers 10h30, à Bahoyo.
Ici, l'équipe de cuisine est déjà au travail et entre les écoles et la chapelle, nous pouvons au moins nous changer.
L'après-midi, après un peu de repos bien mérité, c’est le moment des Confessions. Et le lendemain dimanche, la grande procession des Palmes qui se déroule à travers le village.
Samedi en fin de matinée, je rentre à Bozoum, en particulier pour célébrer les Confessions. Et le dimanche matin, nous célébrons aussi la fête des Palmes. Comme les habitants de Jérusalem, nous acclamons Jésus et, en procession, nous entrons dans l'église.
La messe est profondément ressentie, surtout parce qu'elle nous introduit à la Semaine sainte.
Dans l'après-midi, avec 2 camions, les pèlerins retournent à Bozoum.
Pour tous un bon chemin vers Pâques!
"Dieu est mort et nous l'avons tué: cette phrase est tirée presque à la lettre de la tradition chrétienne et nous répétons souvent quelque chose de similaire dans nos Viae crucis sans ressentir la terrible gravité de ce que nous disions. Nous l'avons tué, en l'enfermant dans la coquille usée des pensées habituelles, en l'exilant en disant des banalités ou en le considérant comme une préciosité archéologique. (...). Lorsque la tempête sera passée, nous nous rendrons compte à quel point notre foi était pleine de sottise. Et pourtant, ô Seigneur, nous ne pouvons pas ne pas nous empêcher de te secouer, Dieu qui restes silencieux et dors, et de crier vers toi: Réveille-toi, ne vois-tu pas que nous sombrons? Réveille-toi, ne laisse pas les ténèbres du Samedi Saint durer éternellement. Laisse tomber un rayon de Pâques sur nos jours aussi. Rejoigne-nous alors que nous nous dirigeons désespérément vers Emmaüs, afin que nos cœurs puisse s’allumer à ta présence ". (Joseph Ratzinger)
Joyeuse Pâque!







camminando sotto la pioggia
en marchant sous la pluie



il ritorno
le retour


Domenica delle Palme
Dimanche des Rameaux




Il fiume, inquinato dalla ditta che estrae l'oro
le fleuve à Bozoum, pollué par l'entreprise qui extait l'or