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jeudi 18 mai 2023

Alternatives

 

 

Alternatives

Jeudi dernier je suis revenu de Bozoum. Par une autre route. En chemin, je suis passé par Bossemptele, où la (mauvaise) route prend 2 heures et démie pour les 87 derniers kilomètres. Et elle est infestée de bandits (mais je ne le savais pas !).

Sur le chemin du retour, je suis passé par la route de Bouar. Cette route est également très mauvaise (bien qu'il n'y ait pas encore eu beaucoup de pluie). De plus, le long pont de Kounde est endommagé : les 20 premiers mètres sont couverts de branches et de troncs d'arbres, non fixés aux poutres. Même ici, il faut trois bonnes heures pour parcourir 110 km.

Des commerçants de Bozoum s'organisent pour acheter le bois nécessaire. Mais il y a un problème : des Chinois sont venus à Kounde, promettant de réparer le pont. On craint qu'ils ne viennent reprendre le désastreux chantier de l'or....

Samedi après-midi, j'ai célébré la Messe à Bawi, tandis que dimanche, je me suis rendu à Samba Bougoulou, à 38 km de là, sur la route de Carnot. Dans ce village aussi, le catéchiste, Sergent Raymond, est revenu de l'école des catéchistes.

Le lundi, je suis parti pour Bangui, pour le chantier du nouveau couvent, et le mercredi, j'ai représenté Caritas à une réunion entre les ONG, l'UNICEF et le Ministère de la Santé : depuis septembre, nous suivons les petits dispensaires dans les villages les plus éloignés, pour soigner les enfants jusqu'à 5 ans et leurs mamans.

Il ponte di Kounde
Le pont de Kounde
Pioggia a Baoro
La pluie à Baoro








Stagione secca
Saison sèche
Stagione delle piogge
Saison des pluies
Samba Bougoulou
Trasporti ingombranti
Transports...

Il fiume Oubangui a Bangui
Le fleuve Oubangui à Bangui













Il cantiere di Bangui
Le chaniter de Bangui





Le volte delle camere
Les voutes des chambres


jeudi 11 mai 2023

Catéchistes et autres nouvelles

 

 


Catéchistes et autres nouvelles

Jeudi dernier, le 4 mai, nous avons conclu l'année de formation des catéchistes ici à Baoro. Ce sont 15 familles, venues de tout le diocèse, qui ont vécu, travaillé, prié et étudié ensemble pendant ces mois, et qui reçoivent aujourd'hui leur mandat de l'évêque.

Le lendemain, vendredi, je descends à Bangui pour la visite et la rencontre du chantier du nouveau couvent. Dans la soirée, Jana et Ludmila, de l'ONG SIRIRI.OPS, arrivent de Prague pour visiter les nombreux projets qu'elles soutiennent, et en particulier les écoles qui travaillent avec la méthode "Apprendre en jouant".

Tôt le samedi matin, je les accompagne à Baoro, où nous arrivons à midi.

Ces jours-là, j'accompagne Ludmila et Jana dans leurs visites des différentes écoles. La méthode "Apprendre en jouant" a été créée par elles, en collaboration avec des enseignants centrafricains, et permet aux enfants d'apprendre en pensant, en réfléchissant et en collaborant. En première année (CI), il y a aussi la grande nouveauté de l'enseignement dans la langue maternelle, le sSngo.

Le mardi après-midi, j'accompagne un des catéchistes qui a fait son année de formation à Bocaranga. Avec sa femme et ses 6 enfants, il rentre au village d'Igwe (60 km au milieu de la forêt). L'arrivée à Igwe, après deux heures et demie de route, est une fête pour tous !

Mercredi matin, nous commençons une journée de formation sur les pompes à eau, pour nos élèves de l'école de mécanique : cela leur permettra de réparer les pompes manuelles qu'il y a dans de nombreux villages du pays.

Mercredi après-midi, je pars pour Bozoum, pour accompagner Jana et Ludmila, qui resteront ici les prochains jours. Et aussi pour visiter la communauté. Cela fait exactement trois mois que la voiture du père Norberto a explosé en roulant sur une mine.

Courage !

 

 

 

 

 

Ludmila

 

 

 

Igwe

 

Scuola meccanica di Baoro: riparazione delle pompe
Ecole mécanique de Baoro: formation pour la réparation des pompes

 

 

 

 

Inizio lavori per la scuola di Bawi
Démarrage des travaux pour l'école de Bawi

 

 

Bozoum
 



jeudi 4 mai 2023

Des ruelles, des arbres tombés, un serpent, quelques rebelles et beaucoup de mangues.

 

 


Des ruelles, des arbres tombés, un serpent, quelques rebelles et beaucoup de mangues.

Moi aussi, j'ai fait le pont du 1er mai ! Ma destination était la zone des villages les plus éloignés (Yoro, Sinaforo et Bayanga Didi).

Je suis parti le vendredi 28 avril dans l'après-midi et je suis rentré le lundi 1er mai dans la soirée.

Les routes sont ce qu'elles sont et, surtout en cette saison des pluies, il m'arrive souvent de trouver un arbre tombé sur le chemin. Heureusement, j'ai toujours une hache dans la voiture, ce qui me permet de couper quelques branches et de passer quand même.

A mon arrivée à Yoro, à 75 km de Baoro (et à 2½ heures de route), je rencontre le catéchiste, les conseillers et de nombreux enfants. Nous sommes également dans la saison des mangues, et pour les enfants (et les autres), c'est une fête permanente.

Malheureusement, ici à Yoro, le nombre d'élèves à l'école a diminué, car les parents ont peur des rebelles, qui se promènent dans les alentours. Et le dimanche, pendant la messe, j'essaie d'encourager les pères et les mères, et surtout de les raisonner et de les convaincre à renvoyer les enfants à l'école.

Samedi matin, il pleut. Je retarde mon départ jusqu'à 9h30 et me dirige à pied vers Sinaforo, un petit village situé à 7 km de Yoro. La route est devenue un sentier, plein de végétation, de nombreux papillons et même des serpents. J'en croise un, mais heureusement il a plus peur que moi et il s'en va rapidement.

A Sinaforo, je célèbre la Messe dans la petite chapelle délabrée. Beaucoup d'enfants et de jeunes, Dieu merci.

Je rentre à Yoro en début d'après-midi, et le soir je projette un film, pour la plus grande joie des enfants et des adultes.

Le dimanche, je célèbre la messe à Yoro. Il y a beaucoup de monde pour les confessions, ce qui m'occupe pendant plus de deux heures, et la Messe est, comme toujours, très bien animée.

Dans l'après-midi, je pars pour Bayanga Didi, où je passerai la nuit.

Alors que je prépare la projection du film, on m'appelle pour me dire qu'un "militaire" veut me voir. J'y vais et ne suis pas surpris d'y trouver l'un des chefs rebelles. Bien sûr, c'est un "général" (!?!), et il voulait juste savoir si c'était le Père qui était venu, ou les mercenaires russes de Wagner. Nous discutons un peu, et j'en profite pour évoquer avec lui leur présence dans la région, et notamment dans les écoles. Il me dit qu'ils ne sont pas intéressés à créer des problèmes à la population. Je l'espère !

Le lendemain, 1er mai, je célèbre la Messe à Bayanga Didi : c'est l'occasion pour prier et réfléchir ensemble à la grâce du travail.

Vers 14 heures, je prends le chemin du retour, sous une pluie forte.





Sinaforo








Yoro

Bayanga Didi