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jeudi 6 mars 2025

Les malades

 


Preparazione del Giubileo dei Malati
En preparant le Jubilé des malades

Les malades

En lisant les Évangiles, une grande partie de l'activité de Jésus est consacrée aux malades, à leur écoute et à leur guérison.

Même les Actes des Apôtres, qui racontent l’histoire de l’Église immédiatement après la Résurrection de Jésus, nous montrent combien de temps et d’énergie les Apôtres et les premiers chrétiens consacraient aux malades.

Cette attention aux soins des malades a toujours marqué l’œuvre de l’Église. Les premiers hôpitaux étaient des œuvres de charité dédiées aux pèlerins et aux malades, et ce fut le début de l'organisation de la santé.

Dans le diocèse de Bangassou aussi la prise en charge des malades implique les paroisses, avec le travail des prêtres pour l'administration des sacrements, et des religieuses et laïcs pour les soins dans les différentes structures.

A Bangassou se trouve notre hôpital de Bangonde, géré et dirigé par son Elisabeth, une petite religieuse pleine d'énergie. Ici se trouvent une maternité, un bloc opératoire, un laboratoire d'analyses, ainsi que les cabinets du dentiste et de l'ophtalmologue.

Ces jours-ci nous avons célébré le jubilé des Malades : samedi à l'hôpital de Bangonde, et dimanche à la Cathédrale, pour le personnel de santé.

Le samedi, nous célébrons une belle messe en plein air, au milieu des différents pavillons de l'hôpital. Il y a des patients hospitalisés, mais aussi d'autres malades de différentes paroisses. Au cours de l’Eucharistie, nous donnons le sacrement de l’onction des malades à de nombreuses personnes.

Et après la Messe, les bénévoles de Saint Vincent distribuent de la nourriture aux malades et aux pauvres, et à tous ceux qui ont participé au Jubilé.

Le lendemain, dimanche, toutes les personnes qui travaillent dans le domaine de la santé, ici et à l'hôpital public, sont réunies dans la cathédrale, où nous célébrons la Messe. Le thème du Jubilé nous aide à regarder la maladie avec la confiance de ceux qui croient : nous sommes des « pèlerins de l’espérance ». C’est l’occasion de les remercier, mais aussi de rappeler à toute la communauté le sens et la valeur de la maladie, la vocation de ceux qui soignent et l’importance de donner de l’amour et des soins à ceux qui sont malades. Et sans oublier l'appel à l'Espérance et à la Foi, pour ne pas se perdre dans le fatalisme ou suivre la sorcellerie (qui est très influente ici).

Le lundi 3 mars je descends à Bangui, pour repartir mardi pour l'Espagne. Le samedi 8 mars, la Fondation Bangassou organise une grande Comida (déjeuner) de charité à Cordoue. Ils seront plus de 1.000 personnes qui participeront pour aider les nombreux projets du diocèse de Bangassou.

Je resterai à Cordoba jusqu'au mardi 11 mars, pour retourner immédiatement à Bangui et Bangassou.





Ospedale di Bangonde
Hopital de Bangonde


Ospedale di Bangonde: Giubileo dei malati
Hopital de Bangonde: jubilé des malades

Cattedrale di Bangassou: Giubileo del personale della sanità
Cathédrale de Bangassou: Jubilé du personnel soignant


Bangassou




samedi 1 mars 2025

Travaux en cours

 

Cappella Nostra Signora della Speranza, Maliko
Chapelle Notre Dame de l'Espérance, Maliko

Travaux en cours

Je n'ai toujours pas compris si ce sont les travaux et les chantiers qui me poursuivent, ou si c'est ma faute !

Cependant, en cette semaine de calme relatif, je me retrouve avec de nombreux travaux et chantiers qui démarrent ou se poursuivent.

Nous terminons la chapelle de Maliko, construite l'année dernière. Ici j'ai mis un peu de soin dans la décoration, pour que ce soit un endroit beau pour prier et s'arrêter. La chapelle est dédiée à Notre-Dame de l'Espérance, et le Jubilé de l'Espérance que nous vivons nous renvoie à la Croix, signe de l'Amour de Dieu pour nous, comme ancre et guide pour notre vie. Et la petite église est un cadeau d'une paroisse espagnole.

Dans la paroisse de Tokoyo, un quartier de Bangassou, grâce aux Œuvres Pontificales Missionnaires, des travaux de restauration du presbytère et des bâtiments paroissiaux ont commencé : en commençant par le toit, puis en réaménageant tout.

Même ici à Mission, où je vis, nous installons des systèmes solaires.

Et à Lanome, une paroisse à 37 km de Bangassou, ce matin 28 février, deux chantiers ont été inaugurés : la nouvelle église, et l'école primaire.

Construire est exigeant et coûteux : un sac de ciment à Bangui, la capitale, coûte environ 15 euros, mais le prix est plus du double ici à Bangassou : le même sac de ciment coûte plus de 35 euros !

Mais la Providence est grande, et la générosité de nombreuses personnes permettra également de réaliser ces rêves !



Tokoyo


La Missione di Bangassou

La Missione di Bangassou

Lanome



 

 

 

 

 

vendredi 21 février 2025

500 km, 20 heures de voiture, et des singes et des pintades à gogo !

 

 

500 km, 20 heures de voiture, et des singes et des pintades à gogo !

Je suis revenu hier d'Obo, une paroisse à plus de 500 km de Bangassou.

Nous avions prévu de partir en avion, mais le jeudi 13, lorsque nous nous sommes présentés, les Casques Bleus (qui avaient promis le passage et délivré le billet la veille) nous ont annoncé qu'il n'y avait plus de place !

Nous revenons à la Mission, et je décide de prendre un risque et de partir en voiture : les Confirmations sont prévues dimanche, et je ne veux pas décevoir les prêtres et les chrétiens d'Obo !

Depuis plusieurs années, personne ne se rend à Obo en voiture, en raison de l'état des routes, de la distance et surtout de l'insécurité.

Nous sommes partis, moi et un mécanicien, à 13h30 de Bangassou. Et après 20 km la première crevaison (qui heureusement est aussi la dernière !). La route n'est pas trop mauvaise, et à 18h30 nous arrivons à Rafai, à 150 km. Ici nous passons la nuit chez les frères franciscains, et le vendredi à 5h15 nous partons pour la suite du voyage: c'est 350 km de route terrible, mais nous avançons bien. A 10h20 nous sommes à Zemio, à 150 km, où nous nous arrêtons un moment pour nous reposer et saluer les prêtres, et nouscontinuons. A Kitessa, un village à 50 km, nous trouvons un petit groupe de rebelles armés, qui se limitent cependant à nous arrêter et nous saluer…

Et à part eux, pas de voitures, très peu de motos et de rares vélos, mais beaucoup de pintades et beaucoup de singes ! Et quelque belle fleur étrange !

A 19h30 nous arrivons enfin à Obo, sous les regards presque incrédules des gens qui circulent encore dans une ville pratiquement plongée dans le noir.

Le curé, l'abbé Gervais, et son vicaire, l'abbé Lucien, nous accueillent chaleureusement. Il y aura aussi le dîner… mais je suis trop fatigué et je vais me coucher, après une douche avec laquelle j'essaie d'enlever un peu de la poussière rouge dont je suis couvert.

Le samedi matin est consacré aux 70 qui recevront la Confirmation le lendemain : catéchèse, rencontre avec les parrains et marraines, répétitions…

L'après-midi est en revanche consacré aux confessions, car, avec les confirmations, nous célébrons solennellement la grâce du Jubilé de l'Espérance.

Le dimanche matin, la Messe est célébrée en plein air, car l'église est trop petite pour accueillir autant de personnes. Je pense qu’il y avait plus de 2 000 personnes présentes !

Nous commençons par le moment du Jubilé : après l'examen de conscience et la demande de pardon à Dieu, les fidèles s'avancent lentement, se signent avec de l'eau bénite (en souvenir du baptême) et se dirigent lentement vers l'église. Ici, à l'entrée, je suis avec l'abbé Lucien et nous bénissons chaque personne qui vient : c'est le signe de la Miséricorde que Dieu donne toujours et à nouveau à chaque personne qui se confie à Lui.

Après ce beau moment, nous continuons avec la Messe et les confirmations.

La liturgie est toujours très participée : chants, danses, prière, silence. C'est une vraie fête !

Après la Messe, des membres de la Légion de Marie, en majorité des femmes, viennent apporter des cadeaux et des présents à l'évêque.

Dans les jours qui suivent, je rencontre les prêtres et les fidèles. Et je repars mercredi. Je m'arrête à Mboki, la paroisse fermée depuis 2 ans (le curé avait été blessé par les rebelles). Les soldats qui occupaient l'église et le presbytère sont en train de se déplacer ailleurs, et j'espère pouvoir venir ici à Mboki à Pâques pour célébrer les fêtes. Il y aura beaucoup de travail à faire, mais nous voulons confirmer dans l'Espérance les personnes qui ont trop souffert ici.

Et ils continuent de souffrir ! Il y a de la tension ces jours-ci, car il y a quelques semaines il y a eu de nouveaux massacres (10 personnes ont été tuées !).

L'école primaire fonctionne, et les enseignants, en me voyant, sont heureux et reconnaissants de la petite aide mensuelle que nous parvenons à leur envoyer !

Après Mboki, je repars pour Zemio, où j'arrive dans l'après-midi. Ici aussi je rencontre les prêtres, et le lendemain matin je célèbre la Messe à 5h45 (heure normale en Centrafrique !). Et à 7h15 nous partons.

Quelques arbres sont tombés avec le vent et la pluie de la veille, mais nous parvenons à rejoindre Rafai, à 150 km, vers 13h20. Un petit encas, et c'est parti pour la dernière partie, malgré le contretemps du bac qui nous fait perdre 1 heure. Mais à 15h nous réussissons à partir et à 19h30 je suis enfin à Bangassou.

C'était beaucoup de fatigue, mais en valait la peine !

 

Il traghetto è diventato un semplice ponte---
Le bac est devenu un simple pont...
 

 

Le tipiche case dell'Est
Les maisons typiques de l'Est

 

 

 


Mboki: la cappella è diventata dormitorio dei militari...
Mboki: la chapelle est devenu le dortoir des militaires...



Obo

La processione con il vangelo
La procéssion avec l'Evangile



La benedizione del Giubileo
La bénédiction jubilaire